18 décembre 2010

Un reseau contre les violences sexuelles

RD Congo : Réseau régional de lutte contre les violences sexuelles à l’est de la RDC


Goma, samedi 11 décembre 2010

Création d'un important réseau pour lutter contre les violences sexuelles à l'Est de la RDC



RDC : projet Ushindi
Financé par l’USAID, un réseau des comités et des noyaux de suivi dans la lutte contre les violences sexuelles, a été mis en place. Il s’étend sur quatre provinces de l’Est de la République Démocratique du Congo dont : Orientale, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema. C’est un programme de renforcement des capacités de la communauté par la communication pour un changement de comportement (CCC), en anglais « Behavior Change Communication (BCC) ».

Préparé dans le cadre du projet « Ushindi — Vaincre les violences sexuelles basées sur le genre à l’Est de la RDC » financé par l’USAID et mis en œuvre par Interchuch Medical Assistance Inc (IMA), ce projet est executé en consortium avec : Heal Africa, Panzi et PPSSP (Promotion Pour les Soins de Santé Primaire) comme partenaires d’implémentation ,et American Bar Association (ABA), Save the Children, Children’s Voice et CARE comme partenaires techniques.

Le projet « Ushindi » travaille dans 108 centres de santé de neuf zones de santé de Komanda/Lolwa, Mutwanga, Lubero, Alimbongo, Obokote, Ferekeni, Idwi, Mwenga, Shabunda et oriente ses activités :
- dans la prise en charge pour améliorer l’accès des victimes de violence sexuelle aux soins médicaux de qualité et aux services psychologiques, sociaux, juridiques et économiques ;
- dans la prévention et la protection en renforçant les capacités des communautés

Children’s Voice, qui oeuvre dans la prévention et la protection en collaboration avec ses partenaires du consortium Ushindi, a mis en place ce réseau pour renforcer les capacités de la communauté, impliquer toutes les souches et soutenir les leaders locaux pour vaincre les violences basées sur le genre.

Sur cette photo : une manifestation de lancement du projet Ushindi dans le territoire de Mwenga ce samedi 11 décembre 2010. Déterminé, l’Administrateur du Territoire marche en avant et son peuple derrière lui pour la lutte.

Deux autres projets sont financés par le gouvernement américain pour soutenir la lutte contre les violences sexuelles à l’Est de la RDC. Tous les deux sont mis en œuvre par International Medical Corps (IMC) comme partenaire principal. L’engagement incessant du gouvernement américain dans la lutte contre les violences sexuelles à l’Est de la République Démocratique du Congo vient en réponse à la promesse du secrétaire d’Etat Hillary Clinton en août 2009.
Children’s Voice
Est de la RD Congo

08 août 2010

FORCE DES FEMMES CONTRE LA PAUVRETE

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE AVEC LA PROMOTION DE LA FEMME

À Goma, le 8 avril, trois cents membres du « Réseau Solidarité – Force des Femmes » qui luttent contre la pauvreté avec des activités génératrices de revenu, se sont donnés rendez-vous dans la salle Janusz Korczak. Le représentant du Gouverneur de la province, les autorités de base et les chefs des communautés ont participé à ces assises. Il s'agissait de la célébration de la clôture du mois commémoratif de la journée internationale de la femme par les Groupes Solidarité – Forces des Femmes.

Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Kim Moon a transmis le message suivant : « L'égalité pour les femmes et les filles est également un impératif économique et social. Tant qu'elles n'auront pas été libérées de la pauvreté et de l'injustice, la réalisation de tous nos objectifs, la paix, la sécurité, le développement durable – sera aléatoire ». D’où le message de l’année = « Mêmes droits, même chance, progrès pour tous ».

Pour Children’s Voice, la femme doit prendre conscience de sa propre valeur en vue de jouer le rôle qui est le sien. Raison pour laquelle, nous avons pendant un mois, du 8 mars au 08 avril, soutenu et renforcé les capacités de milliers de femmes qui font vivre 85 % des ménages par des activités génératrices de revenus. Ces femmes font et gèrent des activités de petit commerce et assurent la prise en charge alimentaire des orphelins et autres enfants à leur charge.

Les thèmes suivants ont animé l’atelier de réflexion : la femme et la lutte contre la pauvreté ; la femme et la gestion de microcrédit ; le rôle de la femme dans la protection de ses droits.

[Photo] Le représentant du Gouverneur a remis des brevets aux femmes qui ont participé à la formation. Le réseau Solidarité-Force des Femmes est constitué de 23 groupes de 10 à 15 membres.

Les responsables des groupes qui font le suivi et l’accompagnement avaient participé du 20 au 21 janvier 2009 à la séance de recyclage sur l’analyse technique et financière des Activités Génératrices de revenu, organisée par CESVI avec l’appui financier de l’UNICEF, partenaires du projet d’appui aux OEV. En honneur à ces femmes, le représentant du Gouverneur de la province du Nord-Kivu leur a remis des brevets pour tout ce travail abattu. Sans compter leur ménage, ce sont aujourd’hui 1104 enfants qui bénéficient des activités de ces groupes Solidarité-Force des femmes.

[Photo] Des femmes dans leur activité de vente de farine de mais et de petit poisson « Sambaza »

C’est depuis 2006 avec un fonds reçu de l’Unicef que Children’s Voice appuie et accompagne des activités génératrices de revenu des femmes dans son programme de lutte contre la pauvreté et la promotion socio-économique des femmes dans la province du Nord-Kivu.

Children’s Voice
8 avril 2010

24 juillet 2010

L'OMS et les orphelins et enfants vulnérables de Goma


L'OMS et les orphelins et enfants vulnérables de Goma
Droit à la santé pour chaque enfant ! JOURNEE MONDIALE DE LA SANTE AVEC CHILDREN'S VOICEA Goma, l'OMS, a célébré la journée Mondiale de la Santé le 07 avril 2010 au centre Children's Voice de Virunga avec plus de 500 orphelins et autres enfants vulnérables venus de la rue dont la santé était précaire.
Le poids et la taille ont été pris, les examens médicaux ont été faits et les enfants ont reçu des médicaments selon les maladies diagnostiquées. Une action fort appréciée dans le cadre de donner à chaque enfant le droit à la santé! Cette activité a été en collaboration avec la MONUC/ MEDICAL CAMP IFFPU-II.
Lancement de la journée de la santé par le Chef de bureau de la Monuc et le représentant de l'OMS chez Children's Voice. Chaque année, le 7 avril, la Journée mondiale de la Santé est célébrée dans le monde entier. Pour l'année 2010, les orphelins et les enfants vulnérables ont été ciblés par l'OMS pour souligner l'importance et le droit de chaque enfant à la santé. La journée a été ouverte par le Chef de bureau de la Monuc en présence avec le bureau de l'OMS à Goma.
Les médecins de la police Indienne et de l'armée malawite de la Monuc ont examiné les enfants. Le poids et la taille ont été pris, les examens médicaux ont été faits et les enfants ont reçu des médicaments selon les maladies diagnostiquées. La journée s'est terminée par l'offert du repas aux enfants par le camp indien de la police/Monuc.A l'est de la République Démocratique du Congo, où les guerres et les conflits armés ont fait rage, l'ONG Children's Voice encadre chaque année ; plus de 750 orphelins et autres enfants très vulnérables jadis, enfants de la rue. Ils reçoivent gratuitement une réinsertion scolaire, une formation en métier à ceux qui ont dépassé l'âge, une assistance médicale, un appui psychosocial, un environnement protecteur et une réinsertion communautaire.
7 avril 2010
Children's Voice, Goma, RDC

16 juillet 2010

RDC, Goma : les viols continuent et restent impunis


Le drame des enfants à Goma



Photo: Tiggy Ridley/IRIN
Un nouvel article accablant diffusé aujourd’hui au niveau mondial sur Internet par IRIN News, dénonce les manques de moyen de la Justice et l’impunité qui règne encore dans notre pays, malgré la loi très sévère de 2006 (20 ans de prison) et les efforts du gouvernement.

IRIN apporte de nouveaux témoignages de l’inconscience criminelle des hommes eux-mêmes influencés par tellement de mauvaises conduites (« Les jeunes hommes congolais ont peu d’exemples positifs. Ils voient le soldat ou le milicien comme un modèle [et pour eux] le modèle criminel est le plus efficace ») et il explique pourquoi la tragédie continue pour les femmes et est même en augmentation pour les enfants dans un système qui rend presque'impossible la défense de leurs droits. Aujourd'hui, seules les villes de Goma, Beni et Butembo disposent de tribunaux compétents pour juger les affaires de violences sexuelles. À la campagne, les victimes de viol n’ont presque aucune chance d’obtenir justice.

Extrait : « Les personnes accusées de viol doivent donc être emmenées à Goma, à près de 100 kilomètres de là, pour y être placées en détention et jugées – tout cela aux frais de la victime. Cette dernière devra également financer l’enquête de police et l’achat des stylos et du papier qui permettront d’enregistrer sa plainte. En outre, si l’agresseur présumé est une personnalité importante, la victime peut s’abstenir : aucune enquête ne sera menée. » [Lire l'article complet d'IRIN]

Il faut ajouter que, en constatant la très forte augmentation en ce moment des viols commis par les civils (on parle d'épidémie !), le ministre provincial de la Justice du Nord-Kivu, François Tuyihimbaze Rucogoza, avait récemment insisté sur le fait que le problème ne pouvait pas être résolu seulement par le système judiciaire : « Nous devons voir comment éduquer nos populations. Il ne s’agit pas seulement d’un problème judiciaire mais d’un problème social. Nous devons faire savoir à nos populations que le viol est un crime ». Oui mais avec quels moyens ? Le temps presse, il est urgent de prendre des mesures efficaces et de développer des campagnes dans cette direction.

07 juillet 2010

Un sourire donne espoir à un enfant !

On peut avoir plus et ne pas partager. On peut avoir peu et penser aux plus démunis ! Ce qui donne ce n’est pas la poche pleine d’argent, mais un cœur ! Un grand cœur ! Ils ne sont pas nombreux ceux qui ont ce cœur. Un cœur qui partage sans attendre une récompense ! Rares, mais il y a en à Goma.

Anny Tchomba est une fille de Goma. Chaque année elle vient au centre Children’s Voice passé son temps avec les enfants. Elle dépense une partie de son petit salaire et partage avec des enfants les plus démunis.
Mais pourquoi fait-elle cela ! Elle répond :
« J’ai perdu mes parents quand j’étais encore trop jeune. Je sais combien un petit geste d’amour rempli le cœur d’un orphelin. Juste un sourire lui donne l’espoir. Ces enfants ont besoin de se sentir porter par nous. Ils ont perdu les parents, ils ont été abandonnés, ils ont victimes de la guerre et des conflits armés. Ils ont besoin d’être soutenus. Je ne gagne pas beaucoup. Mais je me sens heureuse de partager ce que j’ai avec les enfants qui sont dans le besoin ».

Les enfants nécessiteux sont nombreux en République Démocratique du Congo. Si chaque congolais pourrait donner un centième de ce qu’il a, chaque enfant aurait une éducation et une protection. L’appui de l’extérieur serait un plus.

31 mai 2010
Christine Musaidizi

Children’s Voice, Goma, RDC - http://children-voice.org « Protéger l’enfant à tout prix »