06 novembre 2007

L’histoire de l'ONG Zoé au Tchad fait réfléchir

Ici aussi l’expédition de l’ONG française Arche de Zoé fait beaucoup de bruit, d’autant que les ONG internationales et étrangères sont nombreuses à Goma.

J’ai déjà eu des discussions avec des expatriés de différents pays me demandant pourquoi Children’s Voice a toujours privilégié le placement familial local plutôt que l’adoption à l’étranger.

Certaines de nos raisons sont qu’un enfant s’épanouit mieux dans son milieu habituel qu’ailleurs. Ses mœurs, ses petits amis, son entourage, sa petite famille (même orphelin, un enfant a toujours une famille), ses petites activités, ses habitudes forment son bonheur. Le mieux est donc d’améliorer ses conditions de vie, tels que ses droits, son encadrement, sa stabilité, son éducation…

Ici les enfants sont très exposés. « L’arche de Zoé s’est trompée de cible », a dit B. un habitant de Goma. « S’ils avaient choisi de venir au Nord-Kivu, ou n’importe où en RDC, ils auraient pu en enlever plus de 500 sans pour autant être interceptés ».

Cette déclaration m’a interpellée dans le sens que c’est une réalité que nous vivons. C’est la triste réalité. Des enfants sont arrêtés (enlevés) pendant plus de deux semaines et personne ne s’en soucie. Nous retrouvons des enfants et les parents ne viennent pas les chercher, comme Moïse et les enfants déplacés des affrontements et conflits armés, sans oublier les enfants de la rue abandonnés à eux-mêmes. Parfois, je suis dépassée par l’inconscience et l’irresponsabilité de certains parents, de la société, du gouvernement.

Christine Musaidizi

1 commentaire:

Laurent a dit…

Bon courrage a votre ONG... en esperant que les derapages des uns ne vous porteront pas préjudice


Children’s Voice, Goma, RDC - http://children-voice.org « Protéger l’enfant à tout prix »