30 octobre 2007

Avis de recherche : Moise Paluku


Une des conséquences de la guerre à l’Est de la RDC : exodes et familles séparées.

Cet enfant a fui les affrontements du 20 au 21 octobre 2007 à Kibumba et Rugari. Sur la route, il a perdu les traces de ses parents. Ramassé par un policier, il a été acheminé au bureau de Children’s Voice pour qu’on en prenne soin et pour que des recherches soient faites pour retrouver ses parents.

Ci-dessous : les photos de l’enfant à notre bureau et le communiqué diffusé sur les radios de la place dont Radio Okapi/Monuc qui en a fait une large diffusion. Moïse n’est pas le seul enfant perdu.

Christine Musaidizi


photo du petit Moise Paluku (2)


AVIS DE RECHERCHE

photo du petit Moise Paluku (1)L’ONG de défense et de protection des droits de l’enfant, CHILDREN’S VOICE, ayant son bureau à Goma, en République Démocratique du Congo, est à la recherche des parents de l’enfant Moïse PALUKU âgé d'environ sept ans. Il étudiait en 1ere année à l’École primaire catholique de Kibumba et son enseignant est Monsieur Sebu. Fuyant la guerre le dimanche dernier, la famille s’est dispersée et il s’est égaré.

Sa mère s’appelle Justine Bambu. Elle est vendeuse des poissons au marché de Kibumba. Son père, Louis Kambumba, est un motard et ses deux jeunes frères sont Messager Kambale et Julsson Kasereka. Tous vivaient à Kibumba.

Nous prions toute personne de bonne volonté qui pourrait avoir des nouvelles de cette famille, de l’aviser ou de nous tenir informés. Les frais de communiqué, de téléphone, de transport ou d’autres dépenses lui seront remboursés par cette organisation.

Merci de votre dévouement pour assister les enfants en situation difficile.

Fait à Goma, le 25/10/2007
La coordination


Version swahili

TANGAZO LA KUTAFUTA

photo du petit Moise Paluku (2)Muungano ya kutetea haki za watoto CHILDREN’S VOICE, inayotumikia Goma, itamtafuta jamaa ya mtoto MOISE PALUKU wa myaka karibu 7 anaseme nimwanafunzi wa somo la 1a ku école primaire catholique ya Kibumba na mwalimu wake ni SEBU. Wa kikimbiya vita mwisho ya juma jana aliwakosa mama na dugu zake.

Anasema mama yake ni Justine Bambu mchuruza samaki ku soko ya Kibumba, baba yake ni Louis Kambumba anafanya kazi ya taxi moto (motard), wadogo wake ni Messager Kambale na Julsson Kasereka. Walikaa wote Kibumba.

Tunaomba mtu yeyote atakaye pata habari za jamaa hii, kuwajulisha wazazi ao kutujulisha. Malipo ya tangazo, ya simu ao ya taxi atakaye tumiwa, italipwa na muungano huu.

Aksanti kujitowa kwenu kwa faida ya watoto walio ndani ya shida.

23 octobre 2007

À Goma, les enfants vivent dans la terreur

Après le ballet diplomatique de la semaine dernière, le déplacement du Président Kabila pendant trois jours à Goma, la visite des ambassadeurs étrangers et des responsables de l’ONU, que se passe-t-il ? Malheureusement, la situation ne semble pas s’améliorer. Les belligérants restent rigides. Les populations paient les pots cassés.

Les enfants courent trop de risques. Ils courent sous les tirs des balles. Ils assistent aux atrocités. Ils errent partout sans assistance. En ville comme en brousse, ils sont enrôlés de force ou par contrainte. Ils vivent dans la terreur. Ils sont arrêtés et torturés…

Même quand une accalmie est observée, la tension reste vive.

Les populations fuient dans tous les sens. Difficile de les organiser et de les enregistrer. Parfois l’accès est inaccessible aux humanitaires. Le travail est énorme. Chaque jour il y a un nouveau défi. Certains coins sont inaccessibles suite à l’insécurité ou au mauvais état des routes. À certains endroits les assistances humanitaires sont bloquées soit par les belligérants, soit par certaines ethnies qui n’acceptent pas que l’aide atteigne telle ou telle autre ethnie. Une forte incompréhension de la population vis-à-vis de la Monuc qui est contestée dans certains endroits où elle essuie des jets de pierre.

Le travail est gigantesque sur le terrain, une multitude de réunions et de plaidoyers, si bien que ma présence au bureau est réduite. Voilà. Pas le temps d’écrire des articles pour le site.

Mais je découvre la nouvelle carte du monde installée par Bernard (notre webmaster à Paris). C’est intéressant. 350 visiteurs en 10 jours ? Incroyable. Chers visiteurs, vous pouvez nous écrire par e-mail, et ÉCRIRE AUX ENFANTS. Cela nous encourage énormément !
Christine

01 octobre 2007

L’aide des ONG internationales va venir

La province du Nord-Kivu observe une accalmie pour le moment, même si la population garde sa peur. Il y a un espoir avec l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’y est investie. Les combats qui se déroulent dans les territoires loin de Goma n’empêchent pas beaucoup les activités dans la ville même si la peur s’observe dans la population.

Les besoins sont énormes, que ça soit l’assistance des enfants ou l’éducation et la défense des droits de l’enfant. Nous continuons de solliciter l’assistance financière de tous ceux qui peuvent nous aider. Il y a les deux centres à faire vivre, 630 enfants.

Les choses avancent.

Un projet vient d’être accepté par l’Unicef pour le centre Virunga avec un montant de 47 000 USD. Ce qui nous permettra de réhabiliter des salles de classe pour l’alphabétisation et formation professionnelle en couture et menuiserie aux enfants qui ont dépassé l’âge scolaire, la remise à niveau scolaire aux enfants en âge scolaire et le développement de la petite enfance pour les plus petits. Malheureusement le projet ne fera que 6 mois alors que le centre encadre les enfants pendant toute l’année au moins pour l’assistance scolaire. Déjà les activités ont démarré.

Un projet a été soumis au bureau de PNUD pour l’encadrement des jeunes du centre Bujovu en métier et alphabétisation.

Un projet est déposé à World Vision pour le centre Virunga. Nous attendons d’eux l’assistance scolaire, professionnelle et médicale des enfants.

Un autre au NEPAD pour appuyer en activité génératrice de revenu (AGR) les femmes et filles qui hébergent les orphelins et autres enfants vulnérables des deux centres dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

Christine Musaidizi

Un peu de formation

Je suis de retour au bureau après une semaine d’absence.

J’ai participé à une formation des formateurs des volontaires communautaires sur les mécanismes de la prise en charges des orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) organisée par l’Unicef. C’était très intéressant.

Une formation des volontaires communautaires est prévue le mois prochain.

Christine Musaidizi

Children’s Voice, Goma, RDC - http://children-voice.org « Protéger l’enfant à tout prix »