28 décembre 2007

Les enfants oubliés par la Conférence de Goma

Les enfants seront-ils les oubliés
de la Conférence sur la paix (1) ?


Milice de Nkunda, photo IRINÉtant donné que les enfants sont les principales victimes des conflits armés, les Agences de Protection de l’Enfance (APE) du Nord-Kivu exigent que la question des enfants soit traitée à part pour en faire mieux ressortir la problématique et obtenir des pistes de solutions lors de la prochaine Conférence sur la paix, la sécurité et le développement qui se tiendra à Goma du 06 au 14 janvier 2008.


Une conférence en préparation

Une année après les élections en RDC et la mise en place de nouvelles institutions, la tension reste vive à l’Est dans les provinces du Nord et du Sud Kivu. L’insécurité, la surmilitarisation, la prolifération et la circulation incontrôlée des armes de guerre, la guerre et les conflits armés et la présence des forces étrangères entraînent la mort, les violences et les traumatismes et ont provoqué l’exode de plus de 800 000 déplacés et de plus de 200 000 réfugiés de ces deux provinces.

Pour rattraper cette situation, le gouvernement a initié une conférence qui va réunir toutes les filles et fils de ces deux provinces, les groupes armés nationaux et des observateurs du 6 au 14 janvier 2008 avec pour mission de : Mettre fin à la guerre et à l’insécurité dans ces deux provinces et jeter les bases d’une paix durable et d’un développement intégral.

La question des enfants, oubliée
Quatre thèmes sont à l’ordre du jour :
  1. - Enjeux et défis de la paix ;
  2. - Enjeux et défis sécuritaires ;
  3. - Questions humanitaires et sociales ;
  4. - Enjeux et défis de développement
Chaque thème a de 6 à 11 sous-thèmes beaucoup plus spécifiques. Malheureusement, nulle part, la question des enfants n’a été prévue.

Étant donné que les enfants sont les principales victimes des conflits armés, les agences de protection de l’enfant se sont mobilisées une fois encore pour faire entendre la voix des enfants de ces deux provinces.

Elles ont rencontré le 27 décembre le Président du Secrétariat Technique de la Conférence pour lui soumettre leurs préoccupations. Ce dernier a été favorable pour inclure la problématique des enfants. Un mémo à l’intention de la dite conférence est en cours de préparation. L’état des lieux sera présenté. Les enfants sont associés à la préparation.

Nous y reviendrons plus tard.

Children’s Voice


Liens
Monuc : Annonce de la conférence, le 17 décembre
Le dossier de Courrier International (avant le report au 6 janvier)
ReliefWeb : Mettre fin aux « guerres secrètes »
— 28-12-07 : Les combats continuent (Maï-Maï contre les troupes de Nkunda)
L’actualité du Nord-Kivu sur le site d’information en continue Wikio


Un reportage TV du 5 octobre sur les milices Maï-Maï


Envoyé par FRANCE_24

23 décembre 2007

Les enfants pris entre deux feux au Nord-Kivu

La protection des enfants dans les conflits armés
Témoignage d’un enfant arrêté


Emmanuel, élève en 1re année dans une école secondaire de son village, a 14 ans. Il a fui, dit-il, le recrutement des forces et groupes armés pour chercher une protection. Plusieurs fois il a été pris entre les combats avant de trouver un abri. Il a été torturé avant d’être enterré vivant avec ses deux amis. Il a fallu l’intervention du commandant militaire pour qu’il soit déterré et conduit dans un cachot de la ville. Quel abri ? Il raconte son horrible histoire aux agences de protection de l’enfant lors de leur visite. Ceci est son récit.


Fuir le recrutement
En plein cours à mon école, le 1er novembre 2007, j’ai vu les élèves courir dans tous les sens, sauter par les fenêtres et prendre le chemin de la brousse. Les plus âgés d’abord, ensuite les plus jeunes. C’était la panique. La peur nous a emparés quand les cris disaient : « Courrez, éloignez-vous. Ils viennent vous prendre pour l’armée ». L’inquiétude avait gagné tous les élèves et certaines écoles avaient fermé.

Avec huit de mes camarades, nous avons quitté Burungu pour nous cacher dans un autre village environnant. Trois jours après, la nouvelle a été que des hommes en armes sillonnaient le village à notre recherche. Mon grand père et les autres vieux du village nous ont donnés comme conseil : « Quittez immédiatement le village. Allez dans les montagnes. Là vous serrez à l’abri ». La faim, la fatigue et la peur nous emparaient. Nous nous sommes déguisés en berger avant d’apprendre qu’ils étaient ciblés aussi.

Deux jours après, le messager du village nous demandait de nous éloigner et de rejoindre l’armée gouvernementale qui nous conduirait au camp de la Monuc (1) pour notre protection.

La torture
À trois, nous avons rejoint, après une marche épuisante dans le parc, les positions de l’armée gouvernementale aux environs de Mugunga. Nous avons perdu les traces de nos cinq compagnons.

Nous avons été accueillis avec une brutalité incroyable, des insultes, des coups, des tortures. Dans une grande terreur, nous avons expliqué que nous fuyons le recrutement du CNDP (1) et que nous étions à la recherche de protection. Malheureusement personne ne nous a écoutés. Les militaires nous ont ligotés et frappés. Ils nous ont accusés d’être des traîtres et des espions de Laurent Nkunda (le chef des insurgés, cf. note 2), et ils étaient certains que nous avions des informations militaires à leur fournir, volontairement ou pas.

L’enterrement
(Emmanuel s’arrête de parler environ deux minutes après comme s’il avait peur de continuer puis reprend.)

En nous menaçant de mort, les militaires nous ont conduits à quelques mètres de leur position où un trou avait été préalablement creusé. Nous avons crié, supplié, en vain. J’ai vécu le moment le plus difficile de ma vie. Mon dernier souvenir est quand ils m’ont jeté dans le trou et que j’ai reçu les premières pelletées de terre.

(Un soupir avant de continuer).

Quelque temps après, je me souviens encore avoir ouvert les yeux quand le commandant m’interrogeait. Je ne pouvais pas parler, avec les yeux et la bouche pleins de terre. La tête et les habits aussi.

Plus tard, l’escorte du commandant me souffle à l’oreille : « Vous avez eu la chance. Le commandant est arrivé juste au cours de votre enterrement et a exigé de vous déterrer. ».

Je ne croyais plus à mon existence. Je ne voyais toujours que du noir. Est-ce ça la mort ? Certainement.
Le samedi 8 décembre, un convoi militaire nous a conduits dans ce cachot. (Le cachot T2 est un cachot de renseignements militaires au centre-ville de Goma). Personne de ma famille ne connaissait mon sort. Je n’ai reçu aucune assistance.

Notre cri d’alarme
La commission provinciale de protection de l’enfance du Nord-Kivu dénonce ces pratiques illégales et inacceptables.

Arrêté sans arme, sans tenue militaire, sans avoir été recruté ni avoir rejoint les rebelles, Emmanuel et ses trois compagnons ont été libérés ce 13 décembre après 43 jours de souffrance grâce au plaidoyer des agences de protection de l’enfance.

Ils sont hébergés dans l’un de nos centres en attendant que leurs villages soient sécurisés. D’autres enfants sûrement n’ont pas eu leur chance.

Depuis quelques mois, plusieurs enfants et jeunes, élèves ou non, ont été arrêtés à partir de leur morphologie ou de leur langue et détenus dans des cachots. Appartenant en grande partie à la même tribu que les insurgés qui se battent (Nkunda), ils ont été ciblés et accusés sans preuve de complicité avec les rebelles. Nous savons que nombre d’entre eux ont été transférés dans les cachots et les prisons de Kinshasa ou leur sort reste inconnu.

Ces violations graves des droits de l’enfant inquiètent les agences de protection de l’enfant. Pourtant des textes légaux nationaux et internationaux, protègent les enfants pendant les conflits armés. Il est regrettable que l’application de ces textes soit loin d’être mise en pratique.

Un enfant reste un enfant quelle que soit son appartenance ou le crime qu’il aurait commis. Nous exigeons qu’il soit protégé et respecté. Tel est le message que les agences de protection de l’enfant voudront faire passer à la Conférence sur la paix, la sécurité et le développement qui sera tenue à Goma du 06 au 14 janvier 2008.

Children’s Voice


Notes
(1) MONUC (Mission de l' Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo)
(2) Groupe armé de Laurent Nkunda : — Par WikipédiaPar Courrier international


Liens
Un complément intéressant à cet article, en provenance de Kinhasa : « La Voix des Sans Voix appelle à un traitement humanitaire des enfants soldats rwandais » (D.I.A, 28/12/07)
— ReliefWeb, 02 Jan 2008 : « La conférence de tous les espoirs… et de toutes les suspicions »
— News Press 02/01/2008 : « Les pillages se poursuivent au Nord-Kivu »
— ReliefWeb, 28 Dec 2007 : « La conférence sur la paix aux Kivu reportée, Nkunda décrète un cessez-le-feu »
— ReliefWeb, 26 Dec 2007 : « Affrontements entre Maï-Maï et rebelles de Nkunda à Tchugi »
— Le Monde.fr, 1/01/08 : « L'ONU dénonce le désastre humanitaire oublié dans lequel sombre le Nord-Kivu »


Vidéos
— Interview de réfugiés, reportage TV (fin novembre)

Envoyé par FRANCE_24


— Un autre reportage TV de France 24, pour écouter le point de vue de différents chefs de guerre dont Nkunda, et observateurs

Envoyé par Losako

28 novembre 2007

La vie des enfants de la ville de Goma (RDC)

La vie des enfants à Goma


La ville de Goma est située dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), dans une région volcanique. Elle est entourée de territoires très fertiles comme Masisi, Rutshuru, Walikale, Sake et Minova, riches en haricots, choux, pomme de terre, carottes, patates douces, colocases, bananes, légumes, canne à sucre.

Malgré cela, la majorité de la population ne mange pas à sa faim. La malnutrition sévère est manifeste chez de nombreux enfants et il n’est pas rare qu’ils meurent de faim. Les hommes comme les femmes mènent une vie difficile, voire insupportable.

Des enfants sont abandonnés par leurs parents et par leurs familles incapables de les nourrir, de peur de les voir mourir de faim. Ici, les enfants sont facilement privés de leurs droits : entre la non-scolarisation, le manque d’affection de la part des parents, le manque de nourriture, ils vont directement dans la rue et c’est ainsi qu’ils deviennent ceux qu’on appelle communément MAYIBOBO ou Shégé.

Filles et garçons mêlés se retrouvent ensemble, les uns autour des poubelles pour y ramasser les restes de nourriture, les autres dans les marchés, à voler. Ils dorment la nuit à l’extérieur dans des conteneurs ou sous des vérandas. Ils sont tous traumatisés par cette vie, et c’est pourquoi, c’est surtout parmi eux, notamment les enfants en bas âge, que sont désignés les « enfants (dits) sorciers » dans les quartiers.

Livrés à eux-mêmes sans encadrement depuis longtemps, privé d’affection, de parents, d’assistance, ils deviennent des agresseurs, violeurs, brigands, fumeurs de chanvre… Les filles sont violées et engrossées par leurs amis et ces nouveaux bébés ne bénéficient d’aucune assistance. Alors qu’ils sont de la ville.


Je me suis promené dans certains quartiers de la ville et les enfants se sont approchés. J’ai rencontré K. dans la rue au Birere (l’un des quartiers pauvres de Goma). Voici ce qu’il m’a raconté :

« Chez nous, nous mangeons deux fois par semaine et cela grâce à Dieu. Mon père a deux femmes. Il arrive chez moi déjà saoul et commence à taper ma mère et nous tous, puis il nous chasse. Ni moi, ni mes sept frères, aucun d’entre nous ne va à l’école.

« C’est pourquoi j’ai préféré vivre ici dans la rue avec mes amis. Nous passons la nuit dans ce conteneur. Ici c’est mieux. Nous mangeons plus qu’à la maison. Je ne souhaite pas rentrer chez mon père. J’aimerai étudier pour devenir gouverneur ou pilote. Je ne suis pas content quand je vois les autres allez à l’école.

« Nous recevons de l’argent quand nous avons transporté des bagages, ou rendus service avec la garde des véhicules ou en apport d’informations. Si on n’a en pas, on peut « déplacer » (depuis le temps d’un ancien régime gouvernemental, déplacer veut dire voler). Si je trouve assez d’argent, j’en envoie à ma mère. »


Au marché de Virunga, j’ai reconnu une fille de 15 ans en train de vendre des morceaux de cannes à sucre. Elle traverse toute la ville avec un bassin sur la tête pour trouver du sel pour ses parents au lieu d’aller à l’école. D’autres enfants vendent des sachets de ci de la. Les orphelins sont les plus exploités.


Enfant employé à pousser un vélo sur 8 kmCe vélo sert de moyen de transport sur la ligne Goma-Gisenyi (8 km).
R. pousse un client handicapé et il est payé pour cela 200 FC (0.4 USD)



Autres témoignages :

K. a 13 ans. Elle vit au village de Bujovu. Elle me raconte sa vie :
« Je suis orpheline de mère. Mon père nous a laissés chez ma grand-mère et il est parti. Je vends de la farine. Nous vivons de mon bénéfice. Je n’ai pas été au banc de l’école. Je suis contente d’être inscrite au Centre Children’s Voice car je saurai lire et écrire pour gagner ma vie. »

D. est une fille de 12 ans, qui vient aussi à notre Centre de Virunga.
« Je suis fière d’être au Centre Children’s Voice. J’aimerai étudier et terminer pour devenir une mademoiselle infirmière et je pourrais construire pour mes parents une grande maison. »

Les enfants sont fantastiques. Ils sont joyeux. Ils racontent leur vie sans réserve. Ils aiment la vie malgré les difficultés qu’ils rencontrent. Dans leurs yeux, on peut lire qu’ils ont encore de l’espoir.

David Balike
Encadreur des OEV*
Centre Children’s Voice de Bujovu


(*) Acronyme désignant les « Orphelins et autres Enfants Vulnérables » (OEV)

15 novembre 2007

Les clowns au Centre Virunga

Logo international des Clowns et Magiciens Sans Frontières
Des clowns à Goma












Des Clowns et Magiciens sans Frontières sont arrivés à Goma en provenance de Bunia au Nord-Est de la République Démocratique du Congo.

Leur arrivée a été annoncée par Save the Children à la réunion mensuelle de la Commission Provinciale de la Protection de l’Enfance réunie le 9 novembre à l’Unicef sous la présidence de Children’s Voice. Une information appréciée par les membres de la Commission en ce moment ou les enfants sont traumatisés par les conflits armés dans la région. Les clowns donneront des spectacles pour les enfants dans les centres d’encadrement des enfants et dans les cinq camps de déplacés. Avec les récents affrontements autour de ces camps le 13 novembre, les déplacés ont fui, ce qui n’a pas permis la réalisation des activités prévues pour leurs enfants.



Le spectacle de clowns chez Children’s Voice

Après le centre Cajed, Lars, Malo et Zoé accompagnés de Luc se sont rendus au centre de Children’s Voice à Virunga dans la matinée du 15 novembre 2007. Les clowns sont des personnages très peu connus dans la région des grands Lacs Africains. Très peu d’enfants les ont déjà vus à la télévision ou dans des livres. À leur arrivée, les enfants les ont accueillis par des chants et des danses, pleins de curiosité et intérêt à l’égard de ces figures blanches différentes de celles qui ont l’habitude de voir au centre. Des tenues bizarres !

Après un petit moment, les nouveaux-venus ont mis leur tenue de clown et ils sont entrés en scène en chantant, accompagnés de flûte et de guitare. Avec la participation des enfants, divers jeux très amusants ont été présentés avec un sens éducatif, tel que la discipline, l’hygiène, l’esprit de partage, etc.


Démonstrations des enfants

Les enfants à leur tour ont présenté des jeux d’acrobaties, sketch, danse et chansons. Les clowns et les enfants ensemble, amusements et rires.

Grâce aux clowns les 330 enfants du centre Virunga ont passé un moment agréable fait de rires et de joie. Leur souhait est de revivre encore une fois ce spectacle.

Jeff Bayingana
Children’s Voice, Centre Virunga


______
• Voir toutes les photos sur Picasa

Le rire n’a pas de prix, disent les Clowns et Magiciens sans Frontières (CMSF) :
Dicton des clowns
Le site CMSF belge et le journal au jour le jour de leur voyage en RDC
Le blog des clowns français qui, eux, s’apprêtent à partir deux mois à Kinshasa

06 novembre 2007

L’histoire de l'ONG Zoé au Tchad fait réfléchir

Ici aussi l’expédition de l’ONG française Arche de Zoé fait beaucoup de bruit, d’autant que les ONG internationales et étrangères sont nombreuses à Goma.

J’ai déjà eu des discussions avec des expatriés de différents pays me demandant pourquoi Children’s Voice a toujours privilégié le placement familial local plutôt que l’adoption à l’étranger.

Certaines de nos raisons sont qu’un enfant s’épanouit mieux dans son milieu habituel qu’ailleurs. Ses mœurs, ses petits amis, son entourage, sa petite famille (même orphelin, un enfant a toujours une famille), ses petites activités, ses habitudes forment son bonheur. Le mieux est donc d’améliorer ses conditions de vie, tels que ses droits, son encadrement, sa stabilité, son éducation…

Ici les enfants sont très exposés. « L’arche de Zoé s’est trompée de cible », a dit B. un habitant de Goma. « S’ils avaient choisi de venir au Nord-Kivu, ou n’importe où en RDC, ils auraient pu en enlever plus de 500 sans pour autant être interceptés ».

Cette déclaration m’a interpellée dans le sens que c’est une réalité que nous vivons. C’est la triste réalité. Des enfants sont arrêtés (enlevés) pendant plus de deux semaines et personne ne s’en soucie. Nous retrouvons des enfants et les parents ne viennent pas les chercher, comme Moïse et les enfants déplacés des affrontements et conflits armés, sans oublier les enfants de la rue abandonnés à eux-mêmes. Parfois, je suis dépassée par l’inconscience et l’irresponsabilité de certains parents, de la société, du gouvernement.

Christine Musaidizi

30 octobre 2007

Avis de recherche : Moise Paluku


Une des conséquences de la guerre à l’Est de la RDC : exodes et familles séparées.

Cet enfant a fui les affrontements du 20 au 21 octobre 2007 à Kibumba et Rugari. Sur la route, il a perdu les traces de ses parents. Ramassé par un policier, il a été acheminé au bureau de Children’s Voice pour qu’on en prenne soin et pour que des recherches soient faites pour retrouver ses parents.

Ci-dessous : les photos de l’enfant à notre bureau et le communiqué diffusé sur les radios de la place dont Radio Okapi/Monuc qui en a fait une large diffusion. Moïse n’est pas le seul enfant perdu.

Christine Musaidizi


photo du petit Moise Paluku (2)


AVIS DE RECHERCHE

photo du petit Moise Paluku (1)L’ONG de défense et de protection des droits de l’enfant, CHILDREN’S VOICE, ayant son bureau à Goma, en République Démocratique du Congo, est à la recherche des parents de l’enfant Moïse PALUKU âgé d'environ sept ans. Il étudiait en 1ere année à l’École primaire catholique de Kibumba et son enseignant est Monsieur Sebu. Fuyant la guerre le dimanche dernier, la famille s’est dispersée et il s’est égaré.

Sa mère s’appelle Justine Bambu. Elle est vendeuse des poissons au marché de Kibumba. Son père, Louis Kambumba, est un motard et ses deux jeunes frères sont Messager Kambale et Julsson Kasereka. Tous vivaient à Kibumba.

Nous prions toute personne de bonne volonté qui pourrait avoir des nouvelles de cette famille, de l’aviser ou de nous tenir informés. Les frais de communiqué, de téléphone, de transport ou d’autres dépenses lui seront remboursés par cette organisation.

Merci de votre dévouement pour assister les enfants en situation difficile.

Fait à Goma, le 25/10/2007
La coordination


Version swahili

TANGAZO LA KUTAFUTA

photo du petit Moise Paluku (2)Muungano ya kutetea haki za watoto CHILDREN’S VOICE, inayotumikia Goma, itamtafuta jamaa ya mtoto MOISE PALUKU wa myaka karibu 7 anaseme nimwanafunzi wa somo la 1a ku école primaire catholique ya Kibumba na mwalimu wake ni SEBU. Wa kikimbiya vita mwisho ya juma jana aliwakosa mama na dugu zake.

Anasema mama yake ni Justine Bambu mchuruza samaki ku soko ya Kibumba, baba yake ni Louis Kambumba anafanya kazi ya taxi moto (motard), wadogo wake ni Messager Kambale na Julsson Kasereka. Walikaa wote Kibumba.

Tunaomba mtu yeyote atakaye pata habari za jamaa hii, kuwajulisha wazazi ao kutujulisha. Malipo ya tangazo, ya simu ao ya taxi atakaye tumiwa, italipwa na muungano huu.

Aksanti kujitowa kwenu kwa faida ya watoto walio ndani ya shida.

23 octobre 2007

À Goma, les enfants vivent dans la terreur

Après le ballet diplomatique de la semaine dernière, le déplacement du Président Kabila pendant trois jours à Goma, la visite des ambassadeurs étrangers et des responsables de l’ONU, que se passe-t-il ? Malheureusement, la situation ne semble pas s’améliorer. Les belligérants restent rigides. Les populations paient les pots cassés.

Les enfants courent trop de risques. Ils courent sous les tirs des balles. Ils assistent aux atrocités. Ils errent partout sans assistance. En ville comme en brousse, ils sont enrôlés de force ou par contrainte. Ils vivent dans la terreur. Ils sont arrêtés et torturés…

Même quand une accalmie est observée, la tension reste vive.

Les populations fuient dans tous les sens. Difficile de les organiser et de les enregistrer. Parfois l’accès est inaccessible aux humanitaires. Le travail est énorme. Chaque jour il y a un nouveau défi. Certains coins sont inaccessibles suite à l’insécurité ou au mauvais état des routes. À certains endroits les assistances humanitaires sont bloquées soit par les belligérants, soit par certaines ethnies qui n’acceptent pas que l’aide atteigne telle ou telle autre ethnie. Une forte incompréhension de la population vis-à-vis de la Monuc qui est contestée dans certains endroits où elle essuie des jets de pierre.

Le travail est gigantesque sur le terrain, une multitude de réunions et de plaidoyers, si bien que ma présence au bureau est réduite. Voilà. Pas le temps d’écrire des articles pour le site.

Mais je découvre la nouvelle carte du monde installée par Bernard (notre webmaster à Paris). C’est intéressant. 350 visiteurs en 10 jours ? Incroyable. Chers visiteurs, vous pouvez nous écrire par e-mail, et ÉCRIRE AUX ENFANTS. Cela nous encourage énormément !
Christine

01 octobre 2007

L’aide des ONG internationales va venir

La province du Nord-Kivu observe une accalmie pour le moment, même si la population garde sa peur. Il y a un espoir avec l’Assemblée Générale des Nations Unies qui s’y est investie. Les combats qui se déroulent dans les territoires loin de Goma n’empêchent pas beaucoup les activités dans la ville même si la peur s’observe dans la population.

Les besoins sont énormes, que ça soit l’assistance des enfants ou l’éducation et la défense des droits de l’enfant. Nous continuons de solliciter l’assistance financière de tous ceux qui peuvent nous aider. Il y a les deux centres à faire vivre, 630 enfants.

Les choses avancent.

Un projet vient d’être accepté par l’Unicef pour le centre Virunga avec un montant de 47 000 USD. Ce qui nous permettra de réhabiliter des salles de classe pour l’alphabétisation et formation professionnelle en couture et menuiserie aux enfants qui ont dépassé l’âge scolaire, la remise à niveau scolaire aux enfants en âge scolaire et le développement de la petite enfance pour les plus petits. Malheureusement le projet ne fera que 6 mois alors que le centre encadre les enfants pendant toute l’année au moins pour l’assistance scolaire. Déjà les activités ont démarré.

Un projet a été soumis au bureau de PNUD pour l’encadrement des jeunes du centre Bujovu en métier et alphabétisation.

Un projet est déposé à World Vision pour le centre Virunga. Nous attendons d’eux l’assistance scolaire, professionnelle et médicale des enfants.

Un autre au NEPAD pour appuyer en activité génératrice de revenu (AGR) les femmes et filles qui hébergent les orphelins et autres enfants vulnérables des deux centres dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

Christine Musaidizi

Un peu de formation

Je suis de retour au bureau après une semaine d’absence.

J’ai participé à une formation des formateurs des volontaires communautaires sur les mécanismes de la prise en charges des orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) organisée par l’Unicef. C’était très intéressant.

Une formation des volontaires communautaires est prévue le mois prochain.

Christine Musaidizi

18 septembre 2007

Un message des enfants

Merci beaucoup pour votre dernière contribution, plus encore tout le soutien moral, matériel et financier depuis l’an passé.

Voici un petit message rédigé à la demande des enfants.

Aux enfants de la France,

Nous vous saluons et espérons vous accueillir un jour dans notre pays, quand la situation sécuritaire s’améliorera, bien sûr.
Nous en avons encore l’espoir.

En Amérique ou en Europe, en France ou en République Démocratique du Congo, pauvres ou riches, les enfants sont les mêmes.
Ils aiment la paix et la stabilité.
Ils aiment dessiner, jouer, chanter et s’amuser.
Étudier, manger, être protégé, avoir une bonne santé sont des droits pour tous.

La seule différence entre vous et nous, c’est l’accès.
Ici, c’est la guerre et l’instabilité qui nous font obstacle, et c’est la misère !

Pourtant comme vous, nous avons des projets et des rêves.
Celui qui peut nous soutenir pour les réaliser, au moins en partie, pourra le faire selon ses possibilités et sa générosité.
Si vous ne pouvez pas, ce n’est pas grave, pensez à nous dans ce que vous entreprenez.
Nous ferons de même de notre côté.

Les enfants des centres Virunga et Bujovu

Children’s Voice
Goma, RDC


Note du webmaster
La RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde. Moins de la moitié des enfants peuvent aller à l’école car elle est beaucoup trop chère. Au fond de ce pays, dans cette région de Goma en guerre depuis 15 ans, inaccessible entre les volcans et la forêt tropicale, les enfants sont exposés plus qu’ailleurs à la mortalité infantile, aux maladies, à la faim, aux guerriers qui veulent en faire des esclaves. Parmi ces enfants, ceux de Children’s Voice sont encore les plus pauvres. Alors, oui, on peut penser à eux et même leur écrire directement à l'adresse e-mail de CV !

07 septembre 2007

La région est très dangereuse

La région est très dangereuse. La situation préoccupante. Parfois les habitants sont obligés de passer la nuit en dehors de leur maison. À certains moments, il y a des rues ou des quartiers à éviter. Surtout quand les combats semblent approcher la ville.

Hier matin, les femmes membres de Children’s Voice ont rencontré les autorités politiques et militaires pour dénoncer l’insécurité dans la ville de Goma et des arrestations arbitraires et mauvais traitement de certains élèves accusés de tort d’être des partisans des insurgés.

Un aspect de notre travail est de réveiller les autorités pour telle ou telle raison, mais aussi pour notre protection. Les conditions de travail sont difficiles, et parfois impossibles. Mais nous essayons de faire au mieux en sollicitant les autorités.

En même temps les agents de CV sillonnent des écoles pour l’insertion scolaire des orphelins et enfants très pauvres que notre centre ne peut pas prendre en charge pour une scolarisation gratuite, en ce moment ou le gouvernement a promis, pour la première fois, de prendre en charge les enseignants.

Ce soir nous rencontrons John Holmes, le coordonnateur humanitaire des Nations Unies. Espérons avoir des solutions sur certaines préoccupations.

Je file pour une réunion à OCHA.
Christine

Lien : Site de l’OCHA, le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (voir dans le menu à droite : Crise dans le Nord-Kivu)

03 septembre 2007

Notre budget prévisionnel

Ci joint le tableau des quelques besoins qui permettraient le début des activités des deux centres Virunga et Bujovu sans pour autant compter les frais de formation en métier. J’ai mis la liste avec les prix en USD et en EUROS.

La mention « Prime éducateurs » indique bien qu’il ne s’agit pas de salaire. Car jusqu’à présent (depuis un an à Virunga), ils travaillent comme des volontaires mais reçoivent une prime de transport de 50, 40 ou 100 USD. Nous espérons que nous serons en mesure un jour de payer leur salaire qui varie entre 120 et 200 USD.. Le volontariat en RDC est une chose difficile. La bonne volonté est là. Mais comment peuvent faire les volontaires pour faire vivre leurs familles sans d’autres ressources de revenus ?
Christine


Lien : Budget d’urgence 2007-2008

01 septembre 2007

Un don de l’AFJK à Paris

Dons de l'Association Korczak en France



C’est un soulagement pour la rentrée de septembre.

Nous avons reçu en date du 30 août 2007 la somme de 389 dollars américains équivalents à 300 euros, don accordé par les membres de l’Association française Janusz Korczak pour une assistance au démarrage de des activités d’encadrement de l’année 2007 — 2008 des 500 orphelins et enfants en situation difficile aux Centres pour enfants de VIRUNGA (avec 330 enfants) et de BUJOVU (avec 150 enfants) à Goma.

Je vous remercie sincèrement à l’AFJK pour l’appui que vous avez toujours donné aux enfants de Goma, à notre association et à moi-même. Encore une fois merci pour tout le soutien que vous n’avez cessé de nous offrir. Le travail est énorme et nous avons besoin de tous les hommes et femmes de bonne volonté pour aider les enfants.

Cette année la coordination des deux centres a envisagé de commencer l’alphabétisation des femmes et des filles. Dans ces quartiers pauvres, elles seront en même temps groupées en coopératives pour leur développement pour améliorer la situation de leurs enfants.

Encore une fois merci pour tout.

Christine Musaidizi
La coordinatrice



P.-S. : Nous avons calculé que cet argent paiera la prime des sept éducateurs pour le mois de septembre 2007, l’achat de huit livres et une boîte de craie blanche.

Supplément, ajouté le 5 décembre
Le 3 décembre 2007, nous avons reçu un nouveau don de l'AFJK, d'un montant de 300 euros, soit 424 USD. Pas de nouveau message cette fois, mais un très grand merci pour cette somme qui servira au centre Bujovu, qui n'a pas encore de financement.


Reçus :

14 août 2007

Comment va-t-on faire ?

Besoin de relais


Maintenant nous sommes préoccupées pour trouver un bienfaiteur pour les activités du centre Bujovu. Et pour le centre Virunga aussi.

Comment démarrer les 2 centres en septembre ? Nous nous sommes débrouillées, les membres de Children’s Voice, pour payer nous-mêmes les encadreurs de Virunga et tous les besoins du centre toute l’année passée. Mais maintenant les besoins augmentent et la formation à un métier est indispensable pour les enfants dépassant l’âge scolaire. La tache n’est pas facile mais on garde espoir.

Christine Musaidizi, la Coordinatrice

11 août 2007

Les rêves, les projets et la vision d’avenir des enfants du Centre Virunga

Clôture de la première étape d’encadrement


La journée du 28 juillet 2007 ne fut pas une journée comme les autres. Les enfants ont célèbré la fin de la première étape au centre qui fermait pour un mois de vacances. Ils ont chanté l’Hymne National : « Debout Congolais, unis par le sort, unis par l’effort pour l’Indépendance […] ».
L’invitation était la suivante :

« Cher partenaire,
Grâce à votre générosité, 330 orphelins et autres enfants vulnérables de 3 à 17 ans ont quitté la rue et trouvé un environnement protecteur, un goût à la vie et une dignité humaine ;
Avec votre assistance, ces enfants ont appris à lire et à écrire ;
Grâce à vous, ils ont eu la chance de s’épanouir et de développer différents talents tels que : dessin, art, acrobatie, musique, danse, sport, etc. ;
Avec votre appui, leur santé s’est améliorée ;
Grâce à vous, ils ont reçu un encadrement et une éducation appropriés,
Grâce à vous chacun d’eux a aujourd’hui un projet et une vision pour son avenir. »

« Pour toutes ces raisons, votre présence ce samedi 28 juillet 2007 comblera de joie ces enfants « revenus de loin » en cette journée qu’ils souhaitent partager avec vous à l’occasion de la clôture de cette première étape d‘encadrement, fiers de vous montrer les capacités acquises et le fruit de leur travail.

« C’est au « Centre pour Enfants Children’s Voice » sur l’avenue Coin du Marché au quartier Virunga dans la commune Karisimbi sur la route Kibarabara (ancien lycée Anuarite et Missionnaires Karacholini) à 9 h.
Soyez le bienvenu ».

En réponse, le Gouverneur de la province du Nord-Kivu, le chef de bureau de la Monuc, le représentant de l’Unicef, le commandant de la troupe Indienne de la Monuc, Heal Africa, World Vision, Light of Africa, la Division des Affaires Sociales et d’autres structures de l’État, les bienfaiteurs, les familles d’accueil et les parents survivants se sont mobilisés pour soutenir les enfants. Chacun a donné un mot d’encouragement aux enfants et au centre.

Sur la plateforme de jeu aménagé par l’armée Sud-Africaine, des jeux, des chansons, des danses, des exhibitions des jeunes acrobates ont égayé la journée. Tous ont dansé avec les enfants.



Les rêves, les projets et la vision d’avenir des enfants


Les enfants avaient été groupés en cinq classes : maternelle, Niveau I (2 classes A et B), Niveau II et Niveau III. Ils ont présenté leurs projets et vision d’avenir en s’exprimant en swahili (traduction de l’instituteur Franco).

- Je suis Kambale Héritier. J’ai 11 ans, j’étudie au centre Children’s Voice qui m’a récupéré de la rue au Niveau IB. Mes deux parents sont morts. Ma mère s’appelait Kabuo Mbaindiabo. Je ne connais pas le nom de mon père. Je porte le nom de mon grand-père. Je vis chez mon grand frère Mumbere. À la fin de mes études je serai magistrat.

- Mon nom est Christian Sengi, j’ai 9 ans. J’étudie dans ce centre au niveau IA. Ma mère Espérance Kanyere et moi vivons chez ma grand-mère. Mon père a disparu quand j’étais bébé, sûrement qu’il est déjà mort. Après mes études je serai ingénieur et construirai des bâtiments dans ce centre pour héberger d’autres enfants.

- Je m’appelle Debora Sabuni, j’ai 9 ans. J’étudie dans ce centre au niveau IB. Mon père Miche Sabuni est mort. Je reste chez ma grande sœur. Ma mère vit à Kanyabayonga. Loin de moi. Dieu aidant, à la fin de mes études, je serai infirmière accoucheuse.

- Mon nom est Sikiliza Sebahunde, j’ai 11 ans. J’étudie dans ce centre au niveau II. Mon père Sebahunde est mort pendant la guerre en 1996. Je vis chez ma sœur avec ma mère Georgette Nyirabishimbo. À la fin de mes études, je serai une institutrice pour enseigner les enfants.

- Je suis Kanyere Divine, J’ai 13 ans. J’étudie au niveau III. Mon père Mumbere est mort. Ma mère Henriette Kavira et moi vivons chez mon oncle, son frère. À la fin de mes études, je serai coordinatrice de ce centre et servirai les enfants.

- Je m’appelle Safi Buhendwa, j’ai 6 ans. Je termine la maternelle. Mon père Buhendwa a abandonné ma mère depuis des années et nous n’avons aucune nouvelle de lui. Peut-être qu’il n’est plus. Je vis avec ma mère chez sa sœur. À la fin de me études, je serai un médecin pour soigner les enfants.

- Mon nom est Ezéchiel Malinjia. J’ai 6 ans, je termine la maternelle. Ma mère est morte, mon père s’appelle Bonane Malinjia. À la fin de mes études je serai Président de la République.

- Je m’appelle Patrick Muhindo. J’ai 13 ans et j’étudie au niveau III. Je vis avec ma mère Justine Masika. Mon père Kambale Misiwangwa est mort. Je ferai des études de mécanique et serai pilote d’avion.

- Je m’appelle Jean Bahati, j’ai 15 ans. J’étudie dans ce centre au niveau II. Mon père Nicodème est mort avec cinq de mes frères et sœurs pendant la guerre en 1996. Je vis avec ma mère Félicité Nabuke. Je suis heureux de quitter la rue et d’apprendre à lire et à écrire. Je veux terminer mes études, aider ma famille et mon pays. Je serai Gouverneur de la province.



La dignité humaine, le goût de la vie !


Le dégoût de la vie n’a aucun projet, il amène à la révolte, au suicide, à la délinquance. Aucun de ces enfants n’a souhaité retourner dans la rue. Tous veulent se mettre au travail. Construire leur vie comme cette pyramide d’acrobate qu’ils viennent de réaliser pendant leurs jeux. Chacun a un objectif qu’il veut atteindre : finir ses études, être utile à lui-même, à la société et à son pays.

Ces rêves pourront-ils se réaliser au moins en partie ? Puissent le gouvernement, les bienfaiteurs, les hommes et femmes de bonne volonté qui leur ont rendu l'espoir, les y aider.

10 août 2007

Deux enfants accusés de sorcellerie – Pour une fois, plainte des parents

C’est après la mort de Lydia, âgée de 15 mois, dans la nuit de ce vendredi 27 juillet 2007 que Birindwa, le père, se rend à 3 h 30 du matin au domicile de ses anciens voisins Pascal R. et Magendo M. Il les réveille et invite à venir prier leurs deux filles Évelyne et Pendo de 14 et 12 ans, toutes deux élèves en 5e et 3e dans une école primaire de Goma.

Au TeZeF/Birere dans le quartier Mapendo où il les conduit, les deux filles reçoivent des coups et des injures. Elles sont battues, traînées par terre et torturées au « Trois Z » (méthode qui consiste à placer des bâtons entre les doigts et à serrer très fort les bouts). Réveillée par les hurlements des deux enfants, la population se rassemble mais personne ne s’indigne du traitement infligé : au contraire la foule met se met à crier : « Brûlez les sorcières ».

Cinq litres d’essence sont apportés pour brûler vif les enfants. On cherche les parents des « sorcières » pour leur faire subir le même sort. Les familles ont peur et n’osent pas se montrer. Le père de l’une de victimes appelle des agents de la police en patrouille. Les secours arrivent au moment où le pire allait se produire.

Les deux fillettes sont sauvées et amenées à la Police Spéciale de la Protection de l’Enfance qui en informe immédiatement Children’s Voice.

Les parents décident de porter plainte contre M. Birindwa Mubembe pour violation de domicile, coups et blessures et calomnie. C’est un grand progrès. C’est la première fois que nous voyons des parents défendre les enfants et rejeter de telles accusations en criant tout haut : « Ma fille n’a jamais été sorcière ».

La police a donné quatre jours à Birindwa, le temps de faire son deuil et d’enterrer son bébé.

Son audition révèle qu’il avait été convaincu par des révélations du pasteur d’une petite église du quartier, qui déclara que le bébé avait été ensorcelé par Évelyne et Pendo en complicité avec leur copine Solange, une fillette de Bukavu vivant avec son oncle Biridwa. Le pasteur disait qu’il fallait les torturer pour qu’elles avouent et qu'elles ressuscitent la petite Lydia morte. Solange, qui avait reçu des menaces avant la mort du nourrisson, avait décidé de fuir une semaine avant et elle était rentrée à Bukavu.

La petite Lydia avait été soignée au Centre nutritionnel Caritas à Virunga et Carmel deux mois mais les parents avaient interrompu son traitement et elle présentait toujours des signes de malnutrition sévère.

Le mal en est que dans de nombreux cas, les malades ne vont pas à l’hôpital pour se faire examiner et soigner, mais donnent le temps à la maladie de s’aggraver en restant bornés sur « la sorcellerie ».

La population du quartier, qui avait déjà suivi des messages de sensibilisation de Children’s Voice contre ce genre d’accusation, à la radio Okapi de la Monuc (Mission des Nations Unies pour la Paix en RD Congo) et à la RTNC (Radio et Télévision Nationale Congolaise, promet de ne plus se laisser avoir par des faux pasteurs de petites églises et de suivre l’exemple des deux parents dans la défense de leurs enfants.

Pour mieux les sensibiliser, nous leur avons distribué des dépliants contre la torture des enfants accusés de sorcellerie.

Children’s Voice remercie vivement la police qui s’implique de plus en plus dans la protection des enfants, les parents et les journalistes Ebengo Musafiri de la RTNC ainsi que Denise Lukeso de Radio Okapi.

Children’s Voice,
Goma, 10 août 2007.


— Pour éviter de nouveles tragédies, merci de diffuser ce dépliant intitulé : Démystifions et luttons CONTRE LA TORTURE des enfants dits sorciers

07 août 2007

Création d'un centre pour enfants à Bujovu



Le centre Children’s Voice de BUJOVU sera inauguré cette semaine.
Il y a un an, le contingent indien de la Mission de la Paix en République Démocratique du Congo (MONUC) avait dû fermer une petite école qui avait été créée spontanément près de son camp, près de l’aéroport de Goma, pour accueillir 300 orphelins et autres enfants vulnérables venus de la rue. Nous avions fait connaître alors la remarquable histoire de l'initiative du major Rajput (cf. le lien ci-dessous).

Pour ne pas abandonner ces enfants, Children’s Voice avait reçu un terrain de la Municipalité de Goma.

Un bâtiment de 2 salles, un bureau et des latrines viennent d’être érigés grâce à l’appui financier de la MONUC, la construction étant réalisée par les casques bleus de la Brigade Indienne de la Monuc.

L’inauguration est prévue la semaine du 6 au 11 août 2007. Les enfants seront accueillis probablement dans un ou 2 mois.

Children's Voice remercie se félicite de cette réalisation et remercie vivement les autorités de la Ville de Goma et de la MONUC pour leur belle mobilisation. Le centre de Bujovu sera le second centre d'accueil pour les enfants vulnérables de Children's Voice avec celui du quartier de Virunga ouvert fin 2006.

Children’s Voice,
Goma, 30 juillet 2007.


— À l'origine de ce projet : La remarquable initiative du major Rajput

13 juin 2007

L’éducation n’a pas de conditions



Peu importent les infrastructures : ce qui compte c’est d’apprendre à lire et à écrire. C’est fatiguant sûrement. Mais c’est mieux qu’être dans la rue.

On voit ici les enfants du niveau II du centre Virunga en plein travail au moment de la visite d’une équipe de World Vision Australie.

Leurs visiteurs étaient Steven Carey, Head of Public Affairs, Hans Peter Zerfas, Programme Officer Humanitarian Assistance, et un cameraman. Ils étaient accompagnés de Tanis Mcknight et de Valérie Nabitu du bureau de World Vision de Goma.

Christine

Visite de WV Australia au Centre Virunga 13-06-2006

Visite de WV Australia au Centre Virunga 13-06-2006

Visite de WV Australia au Centre Virunga 13-06-2006

30 mai 2007

7 mai 2007 : la JMOS fêtée à Goma


7 mai 2007 : la Journée Mondiale

des Orphelins du SIDA à Goma (RDC)



À Goma, la capitale de la région du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo, la 6e Journée mondiale des enfants orphelins du SIDA a été commémorée en présence des autorités officielles et avec la participation active de la MONUC.

imageCe fut un grand moment de sensibilisation au respect des enfants les plus vulnérables, avec défilé des enfants en ville, formation et valorisationdes enfants accueillis, fête au Centre Virunga, le nouveau centre de refuge de Children's Voice, etc.

Pour attirer l’attention du public sur la détresse dans laquelle vivent ces enfants, les activités ont été orientées ainsi :


  1. Sensibilisation des communautés ;
  2. Campagne motorisée ;
  3. Formation des OEV au dessin et remise des prix ;
  4. Messages radiodiffusés.

30 avril 2007

Anne-Marie (11 ans) avoue être une sorcière !


Anne-Marie est-elle une sorcière ?

Sorcière ou pas cette enfant de 11 ans en a subi le sort



« Depuis 3 jours j’ai des rêves bizarres. Cette nuit encore un serpent m’est venu en songe. Et maintenant j’ai mal au ventre et j’ai la diarrhée. Et ce bébé de 1 mois qui pleure sans cesse ? Unmauvais esprit est dans cette maison ». C’est par ces mots de « Maman cheftaine », comme on l’appelle dans ce quartier populaire de Katindo-Carmel, qu’un matin du 1er avril 2007, Anne-Marie âgée de 11 ans est brutalement réveillée à l’aube, non seulement pour s’expliquer en tant que coupable mais pour obtenir la guérison de mauvais esprits.

Elle est d’abord battue puis torturée avec une cigarette allumée et des gouttes de plastique fondu sur la peau pour qu’elle accepte de parler.

— Où es-tu née ?
— Kigoma.
— Kigoma ? Il y a plein des sorciers ! Elle a atterri sur une vanne !


Dans la région certaines croyances disent que les sorcières ont le pouvoir de se déplacer la nuit sur un « lungo », sorte de vanne tissée en ficelle, pour aller jeter des mauvais sorts.

Children's Voice a pu recueillir l'enfant à temps grâce à l'intervention exemplaire de la police du quartier qui l'a sauvée d'une mort certaine.
Lire l'histoire sur le site
— Imprimer l'article [PDF 232 Ko, 3 p.]

08 avril 2007

Joffrey a été rendu à sa famille

Joffrey a été retrouvé
Un cas difficile : récit
Remerciements (PDF, 72 Ko, 1 p.)




Joffrey a été récupéré et rendu à ses parents le vendredi 6 avril dans l’après-midi après un kidnapping de trois jours et trois nuits. Il avait été enlevé le mardi précédent à 16 heures.

Sa libération a été difficile. Ce fut une longue histoire, révélatrice des difficultés de la Justice et de la Police à faire respecter la loi, à empêcher les exactions et à poursuivre les malfaiteurs. Depuis que nous aidons les enfants enlevés, c’est la première fois que nous rencontrons une situation aussi délicate.

Le cas de cet enlèvement était particulier. L'identité du coupable était connue. Nous ignorons pourquoi mais la Police de la protection de l’enfance a refusé de s’engager et le Parquet a hésité. Nous avons appris que le ravisseur avait une réputation d’homme dangereux, de bandit armé capable de nuire. Le lendemain de l’enlèvement, le mercredi 4 avril, l’Auditorat militaire (Justice) a arrêté certains de ses proches, mais lui avait eu le temps de se cacher avec femme et enfants et la justice militaire a déclaré ne pas être en mesure pour le moment de mettre la main sur lui.

Le problème restait entier. L’action de la Justice avait tourné court. Difficile d’attraper le coupable. Apparemment personne ne veut s’y investir. Or l’enfant est en danger. Que faire ? La famille ne compte plus que sur Children’s Voice qui est impuissante.
Mais la Commission de la protection de l’enfance a décidé d'intervenir à son tour et le département de la protection de l’enfance de la Monuc nous a suggéré de diffuser un communiqué sur Radio Okapi. Nous avons donc fait passer des messages à la radio (sur Radio Okapi et à la RTNC) et dans des lieux publics, en demandant aux autorités et à la population de nous aider.

La seule stratégie qui nous restait était d’essayer d’entrer nous-même en contact avec le ravisseur, avec prudence bien sûr. Mais comment ? Par quel moyen ? Va-t-il accepter ? Notre seul objectif était de retrouver Joffrey, pour le reste, cela ne regardait que la Justice.

Jeudi matin, premier contact de Children’s Voice avec le ravisseur, par téléphone. Il est violent et tendu. Il menace de tuer l’enfant et de se tuer lui-même. Il exige son argent 2000 $ plus 800 $ d’intérêt. Informées, les autorités déclarent ne pas être en mesure de le localiser à partir de son numéro de téléphone : « nous ne sommes pas en Europe », nous dit-on.

Au cours des autres communications, il devient moins violent et accepte la négociation. Il faut absolument être diplomate. Il a entendu les messages à la radio et ses collaborateurs lui ont appris les arrestations de ses proches dont celle de sa vieille mère !

Nous avons alors demandé à la famille de l’enfant de trouver cet argent. Ce qu’elle fit. Le ravisseur exigea que nous déposions l’argent chez quelqu’un dont il nous remet le numéro de téléphone. Aussitôt dit, aussitôt fait. Il désigne l’oncle de Joffrey, Henri, qui a représenté la famille dans nos démarches, pour aller seul chercher l’enfant. Henri prend la route vers Sake, une commune à 27 km de Goma.

C’est une jeep sans plaque d’immatriculation, semblable à celle des FARDC (Force de l’armée de la République Démocratique du Congo) avec huit militaires à bord (ou portant des uniformes militaires) qui a déposé Joffrey sur la route à quelques mètres de lui, avant de continuer son chemin. Il était 13h40.

Nous attendions à la sortie de la ville : nous avons recueilli un enfant déprimé, traumatisé, qui ne répondait à aucune question.

En rentrant, nous nous sommes rendus à l’Auditorat militaire pour raconter dans quelles circonstances nous l’avions récupéré, au cas ou d’autres actions seraient entreprises, puis nous avons remis Joffrey à sa maman en larmes. Moment émouvant. C’est quelque temps après que l’enfant raconta avec peine à sa mère avoir été emmené dans une maison gardée par des hommes en uniforme militaire et armés, sans trop savoir où.




*** Un contexte très délicat ***


Nous travaillons dans une situation difficile où le fonctionnement de la justice n’est pas encore suffisamment assuré ; où la violence est au plus haut degré ; où la vie et les droits humains ne comptent pas. C’est comme dans une jungle où le plus fort croit pouvoir faire ce qu’il veut sur le moins fort. Et ainsi, on continue de voler, de violer et de tuer.

Un autre récit révélateur : nous avons appris l’enlèvement dans le quartier Himbi d’un certain Emmanuel, il y a environs trois semaines. Ses ravisseurs lui ont bandé les yeux et amené dans un endroit qu’il ignore. Deux semaines après ils l’ont libéré et déposé près de l’Hôtel Karibu, à proximité de la ville. Ses ravisseurs lui avaient expliqué qu’ils étaient endettés. Ils ont exigé de lui qu’il vende sa maison pour payer leurs dettes et l’ont menacé de mort s’il allait porter l’affaire en justice.

Nous croyons qu’il faudrait certainement dénoncer ces injustices pour aider à redresser le pays. Mais comment faire et auprès de qui ? On voit dans l’histoire de Joffrey que pour défendre les intérêts de la population, pour une protection de l’enfance efficace, il faut que les associations, les ONG, les commissions, etc. soient fortes, nombreuses et organisées. La solidarité et la popularité sont une aide précieuse et ceci est la même chose dans la plupart des pays, même développés.

Malgré les dysfonctionnements, leurs difficultés et leur manque de moyens, la collaboration de toutes les autorités est indispensable et précieuse. Nous sommes heureux de sauver des enfants, mais finalement, c’est surtout à leurs résultats que seront jugés la crédibilité et l’avenir de la RDC.

Déjà ce matin un autre enfant, âgé de deux mois, a été enlevé. Et nous sommes retournées à la Police pour lui demander d’intervenir.

Children’s Voice,
Goma, 08/04/2007

Remerciements (Communiqué PDF, 72 Ko, 1 p.)
L'alerte diffusée le lendemain de l'enlèvement

04 avril 2007

Alerte : Joffrey, 5 ans, enlevé à Goma

ALERTE – KIDNAPPING



Un enfant de 5 ans vient d’être enlevé suite à une dette de 2 000 USD contractée par son père.

Joffrey a été kidnappé depuis hier vers 16 heures sur l’avenue Présidentielle dans le quartier Himbi à Goma, pour une dette dont l’échéance serait le 27/4/2007.



Joffrey, 5 ans, enlevé le 3 avril 2007 à Goma (RDC)



Les ravisseurs sont connus : il s'agit de R. K. et de sa femme. Ils ont enlevé cet enfant pour contraindre la famille à rembourser sa dette. Pourtant le papa endetté est en prison à Munzenze depuis deux semaines.

Children’s Voice dénonce et condamne cette pratique inhumaine et inadmissible et demande aux ravisseurs de rendre cet enfant à sa mère, immédiatement et sans condition. Le petit garçon serait maladif et aurait une santé fragile.

Nous demandons aux autorités et à toute personne de bonne volonté de venir en aide à cet enfant.

Children’s Voice,
Goma, 04/04/2007


Épilogue : Comment l'enfant a été rendu trois jours plus tard
Remerciements (Communiqué PDF, 72 Ko, 1 p.)

30 janvier 2007

Les familles d’accueil OEV



Séminaire des familles d’accueil
des Orphelins et autres Enfants Vulnérables (OEV)



Du 26 au 27 janvier 2007 à l’hôtel Ihusi de Goma, 100 membres des familles d’accueil des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV) ont participé à un séminaire de formation sur le développement et la gestion d’un système original de revenus d’appoint, appelé les Activités Génératrices de Revenues (AGR). Le décompte des présents était de 95 femmes et de cinq hommes et 95 % d’entre eux ne savent ni lire ni écrire. La langue du séminaire était le swahili.

Children’s Voice a organisé cette action de formation avec l’appui de l’Unicef, dans le cadre du 3e volet du projet intitulé : « Lutte contre la marginalisation et la stigmatisation des OEV dans la ville de Goma et sur le territoire de Nyiragongo », ses trois volets étant les suivants :
  1. L’identification et le recensement des orphelins (OEV)
  2. Les mécanismes de maintien des OEV dans la scolarisation
  3. L’appui aux familles d’accueil.

L’objectif visé est le renforcement des capacités socio-économiques des familles d’accueil ou des parents survivants les plus vulnérables, avec un but principal et deux objectifs spécifiques.
  • Objectif principal : une meilleure prise en charge des OEV.
  • Objectifs spécifiques :
    • À terme, ces familles doivent pouvoir prendre en charge, de manière autonome, les besoins essentiels des OEV ;
    • À cette fin, elles doivent acquérir des compétences d’épargne, de gestion, de formation professionnelle dans la mise en place de petits projets économiques viables à partir du fonds qui leur sera octroyé.

Les OEV sont confrontés à des difficultés particulières qui ont été décrites et discutées par les participants :
  • Perte des parents et manque d’affection
  • Humiliation et marginalisation
  • Alimentation pauvre et insuffisante
  • Manque des soins de santé primaires
  • Insolvabilité et exclusion de l’école (d’après les enseignants, les OEV sont les enfants les plus insolvables dans les écoles)
  • Habillement pauvre
  • Manque de domicile fixe
  • Exploitation sexuelle et physique

Le séminaire a ensuite permis de développer les six thèmes de formation suivants :
  1. Les activités génératrices de revenus
  2. Le choix de l’activité
  3. La qualité de celui qui fait l’activité
  4. Les stratégies pour attirer et conserver les clients
  5. La fixation des prix
  6. Le cahier du gestionnaire

En troisième partie, les participants ont constitué neuf groupes dits « de solidarité » pour se soutenir et pour permettre un suivi. Chaque groupe a un responsable et un secrétaire. Une fois par semaine, le groupe se réunira pour un partage d’expérience et la discussion des nouvelles orientations. Un rapport sera adressé chaque mois au bureau de Children’s Voice.

Sur le plan financier, un don de 50 USD a été octroyé à chaque famille. Après une évaluation qui sera faite dans deux mois, une seconde et dernière tranche de 50 USD leur sera remise.

Les familles se sont engagées à utiliser ce fonds et le bénéfice qu’elles pourraient en retirer exclusivement dans l’intérêt des orphelins et des enfants vulnérables, pour que ces derniers bénéficient de leurs droits les plus essentiels tels que l’alimentation saine et nutritive, la scolarisation, les soins médicaux, la protection, l’habillement, etc.

Cet engagement des familles est important car elles sont très pauvres et pourraient être tentées de satisfaire bien d’autres besoins.

Children’s Voice,
Goma, janvier 2007.


— Imprimer l'article [PDF 63 Ko, 2 p.]

Children’s Voice, Goma, RDC - http://children-voice.org « Protéger l’enfant à tout prix »